Libération a publié ce matin un article disant que la chaîne a remercié Jérôme Bourreau-Guggenheim, responsable du pôle innovation Web du groupe TF1, après que celui-ci ait écrit à Françoise de Panafieu (UMP) le 19 février dernier pour exprimer son opposition à la loi Hadopi. Malheureusement, cette dernière a fait suivre le courriel en question au Ministère de la Culture qui l'a ensuite transmis à la direction de TF1.
Christine Albanel précise que les accusations du journal Libération sont "absurdes" et affirme "n'avoir jamais contacté la direction de TF1 pour s'immiscer dans la politique de gestion du personnel de la chaîne."
TF1 explique ce licenciement à travers ce communiqué :
Le Groupe TF1 a toujours manifesté une position de soutien au projet de loi "Création et Internet" HADOPI pour mettre en place un système de réponse graduée contre le piratage.
TF1 est le seul groupe audiovisuel à avoir engagé des procédures contre le piratage de ses œuvres et pour défendre la création et la production françaises ainsi que les intérêts des ayants-droits.
C'est dans ce contexte que les prises de position particulièrement radicales exprimées publiquement à plusieurs reprises, en cette qualité, par le Responsable du Pôle Innovation Web de TF1, ont conduit l'entreprise à se séparer de ce responsable pour deux raisons :
- elles sont contraires aux déclarations officielles du groupe TF1, notoirement en faveur de cette loi.
- elles sont incompatibles avec ses responsabilités au sein d'e-TF1, filiale du groupe en charge, également, de la lutte contre le piratage sur internet.
L'entreprise déplore d'avoir été contrainte de mettre sur la place publique une décision qui concerne l'un de ses collaborateurs dans une affaire strictement interne.
Reste à connaître les suites judiciaires que le salarié licencié pourrait donner à l'affaire.
Jérôme Bourreau-Guggenheim s'est exprimé sur
Europe 1 et se déclare choqué par ce licenciement :
Quant à Christine Albanel, elle est "ahurie" par cette affaire :
Article du
Point avec la réaction de Christine Albanel cet après-midi à l'Assemblée Nationale.