Marc Cerrone : « Le X-Factor, c’est ce truc indéfinissable qui fait que vous êtes un artiste ! »
Le coach de « X Factor », Marc Cerrone était de passage à Bruxelles, la semaine dernière. L’occasion d’une rencontre pour parler de sa participation dans l’émission et de la tournée « écologique » mondiale qui débutera en juillet 2010.
Qu’est-ce que le fameux facteur « X » ?
Je vais reprendre la réponse d’Alain Lanty, c’est quand on se retrouve en studio pour un enregistrement avec Johnny Hallyday par exemple, et que vous voyez le chanteur… dès cet instant, vous ne vous posez plus la question ! C’est le charisme, c’est la personnalité, c’est quand la personne ouvre la bouche et que ça envoie. C’est ce truc indéfinissable qui fait que vous êtes un artiste, ou que vous ne l’êtes pas !
On ne le retrouve que chez les chanteurs ?
Non, être chanteur, pleins de gens peuvent le faire et très bien, même. Être un artiste, c’est déjà un petit peu plus, et quand on est une star, on a ce charisme, cette chose impalpable...
Quel est votre rôle dans « X-Factor », par rapport à celui de « La Nouvelle Star » ?
C’est le coaching. Nous formons les candidats et nous ne les formatons pas, je tiens à le préciser. C’est un peu comme quelqu’un qui chante déjà bien et qui prend un professeur de chant pour se perfectionner. C’est ça notre vocation, faire en sorte que les candidats se présentent le mieux possible au public. Car, c’est lui qui va décider.
Même lors de la phase des directs, vous continuerez le coaching des candidats ?
Oui, dès le jeudi et encore juste avant l’émission, nous serons avec les candidats. On va prendre soin de leur apparence vestimentaire, le choix de chansons, la tonalité de la voix, etc… Les coachs restent totalement impliqués jusqu'au bout de l'aventure.
Et pendant les directs ?
Nous sommes présents et chacun va défendre ses poulains. Nous donnerons nos commentaires en direct, sur le prime. Mais, c’est le public qui va décider au final. Nous, nous allons faire des choix en amont, et les téléspectateurs vont confirmer ces choix ou pas.
Vous avez un longue carrière derrière vous. Vous seriez passés par ce genre de télé-crochet à l’époque ?
Non, je ne pense pas, même si j’avais été chanteur ! Je ne crois pas qu’il y avait en moins le fait d’être à l’écoute des conseils des autres. Je dis toujours à mes candidats qu’il faut avoir de l’audace, oser… Pour oser, il faut avoir de la confiance et un brin de mégalomanie. Sans confondre mégalo et mytho ! Il faut croire en soi. C’est très difficile, car quelqu’un peut avoir une superbe voix et un bon look, mais si il n’ose pas…

C’est votre méthode de coaching ?
Ma tactique est de mettre en confiance la personne pour qu’elle ose. Julie, sa pratique, c’est de faire pleurer les candidats. Elle essaie de les déstabiliser, c’est une sorte de psychanalyse. Alain, est plus pausé ! C’est un harmoniste. Il veut un acquis et va mettre en valeur ce que le candidat possède déjà.
Comment mettez-vous en pratique cette tactique ?
J’essaie de savoir où le candidat à peur face au public, ce qui le met en réserve, etc… Je lui explique aussi lorsqu’il va trop loin, et que c’est un risque pris pour rien. C’est mon rôle. Je ne dois pas me tromper, même dans le choix des chansons pour lui. D’ailleurs, je vais leur faire chanter des titres complètement décalés par rapport à ce qu’on s’attend à entendre ou voir sur ce type d’émissions. Et ce pour sortir encore plus du système et du formatage.
Et si le public ne suit pas vos choix ?
C'est que j'aurais fait une erreur et c’est aussi le jeu !
Si un candidat « perdant » vous intéresse, vous le prendrez sous votre aile par la suite ?
Non, c’est interdit par contrat. On ne peut pas travailler avec eux, ni pour une chanson ou une musique. Ils « appartiennent » à Fremantle.
Les Belges ont un bon niveau ?
Sincèrement, oui ! D’ailleurs il y a un des candidats belges qui, je pense, va aller très loin et qui a vraiment ses chances.
Votre dernière production, « Supernature », qu’est-ce que c’est ?
C’est un extrait de l’album-opéra qui va sortir en février 2010. Il fera partie d’une tournée qui va durer 4 ans. C’est un spectacle « écologique » qui a reçu le soutient du Ministre Jean-Louis Borloo. La première représentation aura lieu le 4 juillet sur l’Esplanade des Invalides à Paris et ensuite nous partirons à travers le monde. Cette nouvelle version de « Supernature » est enregistrée avec un orchestre symphonique auquel j’ai amené un groupe électro. Je vous avoue que pour moi, le résultat est aussi surprenant que la version originale de 1977. Le texte n’a d’ailleurs pas été modifié, nous avons juste réorchestré la musique.
Pourquoi le terme spectacle « écologique » ?
C’est un concert gratuit et ça veut surtout dire que nous allons rembourser notre dépense « carbone », ce sera la première fois dans le cadre d’un spectacle. Le Ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, m’apporte tous les appuis politiques pour que nous puissions nous produire tant en France qu’à l’étranger. Ce sera le premier événement culturel, en relation directe avec l’écologie. L’après-midi, il y aura un campus, où les entreprises qui nous sponsorisent feront de la pédagogie écologique ; et le soir, ce sera le spectacle. Il y aura une mise en scène, en collaboration avec le « Cirque du Soleil ».
(PBs/ www.tuner.be )
Photos : © W9/ Jean Brice Lemal
Le coach de « X Factor », Marc Cerrone était de passage à Bruxelles, la semaine dernière. L’occasion d’une rencontre pour parler de sa participation dans l’émission et de la tournée « écologique » mondiale qui débutera en juillet 2010.
Qu’est-ce que le fameux facteur « X » ?
Je vais reprendre la réponse d’Alain Lanty, c’est quand on se retrouve en studio pour un enregistrement avec Johnny Hallyday par exemple, et que vous voyez le chanteur… dès cet instant, vous ne vous posez plus la question ! C’est le charisme, c’est la personnalité, c’est quand la personne ouvre la bouche et que ça envoie. C’est ce truc indéfinissable qui fait que vous êtes un artiste, ou que vous ne l’êtes pas !
On ne le retrouve que chez les chanteurs ?
Non, être chanteur, pleins de gens peuvent le faire et très bien, même. Être un artiste, c’est déjà un petit peu plus, et quand on est une star, on a ce charisme, cette chose impalpable...
Quel est votre rôle dans « X-Factor », par rapport à celui de « La Nouvelle Star » ?
C’est le coaching. Nous formons les candidats et nous ne les formatons pas, je tiens à le préciser. C’est un peu comme quelqu’un qui chante déjà bien et qui prend un professeur de chant pour se perfectionner. C’est ça notre vocation, faire en sorte que les candidats se présentent le mieux possible au public. Car, c’est lui qui va décider.
Même lors de la phase des directs, vous continuerez le coaching des candidats ?
Oui, dès le jeudi et encore juste avant l’émission, nous serons avec les candidats. On va prendre soin de leur apparence vestimentaire, le choix de chansons, la tonalité de la voix, etc… Les coachs restent totalement impliqués jusqu'au bout de l'aventure.
Et pendant les directs ?
Nous sommes présents et chacun va défendre ses poulains. Nous donnerons nos commentaires en direct, sur le prime. Mais, c’est le public qui va décider au final. Nous, nous allons faire des choix en amont, et les téléspectateurs vont confirmer ces choix ou pas.
Vous avez un longue carrière derrière vous. Vous seriez passés par ce genre de télé-crochet à l’époque ?
Non, je ne pense pas, même si j’avais été chanteur ! Je ne crois pas qu’il y avait en moins le fait d’être à l’écoute des conseils des autres. Je dis toujours à mes candidats qu’il faut avoir de l’audace, oser… Pour oser, il faut avoir de la confiance et un brin de mégalomanie. Sans confondre mégalo et mytho ! Il faut croire en soi. C’est très difficile, car quelqu’un peut avoir une superbe voix et un bon look, mais si il n’ose pas…

C’est votre méthode de coaching ?
Ma tactique est de mettre en confiance la personne pour qu’elle ose. Julie, sa pratique, c’est de faire pleurer les candidats. Elle essaie de les déstabiliser, c’est une sorte de psychanalyse. Alain, est plus pausé ! C’est un harmoniste. Il veut un acquis et va mettre en valeur ce que le candidat possède déjà.
Comment mettez-vous en pratique cette tactique ?
J’essaie de savoir où le candidat à peur face au public, ce qui le met en réserve, etc… Je lui explique aussi lorsqu’il va trop loin, et que c’est un risque pris pour rien. C’est mon rôle. Je ne dois pas me tromper, même dans le choix des chansons pour lui. D’ailleurs, je vais leur faire chanter des titres complètement décalés par rapport à ce qu’on s’attend à entendre ou voir sur ce type d’émissions. Et ce pour sortir encore plus du système et du formatage.
Et si le public ne suit pas vos choix ?
C'est que j'aurais fait une erreur et c’est aussi le jeu !
Si un candidat « perdant » vous intéresse, vous le prendrez sous votre aile par la suite ?
Non, c’est interdit par contrat. On ne peut pas travailler avec eux, ni pour une chanson ou une musique. Ils « appartiennent » à Fremantle.
Les Belges ont un bon niveau ?
Sincèrement, oui ! D’ailleurs il y a un des candidats belges qui, je pense, va aller très loin et qui a vraiment ses chances.
Votre dernière production, « Supernature », qu’est-ce que c’est ?
C’est un extrait de l’album-opéra qui va sortir en février 2010. Il fera partie d’une tournée qui va durer 4 ans. C’est un spectacle « écologique » qui a reçu le soutient du Ministre Jean-Louis Borloo. La première représentation aura lieu le 4 juillet sur l’Esplanade des Invalides à Paris et ensuite nous partirons à travers le monde. Cette nouvelle version de « Supernature » est enregistrée avec un orchestre symphonique auquel j’ai amené un groupe électro. Je vous avoue que pour moi, le résultat est aussi surprenant que la version originale de 1977. Le texte n’a d’ailleurs pas été modifié, nous avons juste réorchestré la musique.
Pourquoi le terme spectacle « écologique » ?
C’est un concert gratuit et ça veut surtout dire que nous allons rembourser notre dépense « carbone », ce sera la première fois dans le cadre d’un spectacle. Le Ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, m’apporte tous les appuis politiques pour que nous puissions nous produire tant en France qu’à l’étranger. Ce sera le premier événement culturel, en relation directe avec l’écologie. L’après-midi, il y aura un campus, où les entreprises qui nous sponsorisent feront de la pédagogie écologique ; et le soir, ce sera le spectacle. Il y aura une mise en scène, en collaboration avec le « Cirque du Soleil ».
(PBs/ www.tuner.be )
Photos : © W9/ Jean Brice Lemal

















Carolopiet le Lun 2 Nov 2009 - 1:05



